La mère Brazier à Lyon

Gastronomie, ce mot correspond bien à la ville de Lyon. Son histoire, ses chefs font de la cité, un passage obligé pour tout gourmand. La mère Brazier n’échappe pas à la règle. Ce restaurant emblématique nous accueille pour un déjeuner plein de saveurs.

La mère Brazier prend place rue de Royale près de l’Opéra. Une fois la porte franchie, on admire les tables drapées de blanc et les murs rayés. Les assiettes marquées au nom du chef flattent l’œil. L’établissement conserve l’âme du lieu créé en 1921 par Eugénie Brazier, en la complétant du confort d’un restaurant gastronomique actuel. Mais qui dit maison d’exception, dit chef d’exception, Mathieu Viannay, meilleur ouvrier de France depuis 2004, obtient sa première étoile en 2005 avec son restaurant éponyme, puis en 2009, un an après l’ouverture de « La Mère Brazier » reçoit la deuxième, qu’il entretient toujours aujourd’hui.

Côté salé. Le repas commence par des mises en bouche très moelleuses, accompagnées de cervelle de Canut (fromage spécialité de la région). L’ensemble fonctionne parfaitement et éveille notre curiosité. Nous cédons pour des menus « affaire », servis uniquement au déjeuner en semaine, ils permettent de découvrir un restaurant reconnu à moindre coût (70 € par personne). À peine notre commande passée que les hors-d’œuvre au maquereau arrivent. Cette petite attention réduit l’attente avant nos entrées. C’est minimaliste, mais très beau, les notes de couleur verte et rouge font ressortir la peau argentée du maquereau dans cette assiette blanche. En bouche, c’est très fin, malgré le goût généralement puissant du poisson.

Ensuite, notre pâté en croûte de volaille de Bresse et foie gras, spécialité de la région, apparaît. Il s’accompagne de cerises noires qui légèrement sucrées, escortent avec douceur le foie gras. C’est très bon sûrement notre plat référent de cette partie du repas. Pour finir avec le salé, un pavé de maigre et sa fleur de courgette. Le poisson est cuit à la perfection et le mélange avec la fleur de courgette est à refaire sans hésitation. Seul petit bémol, il est un peu trop assaisonné à notre goût et masque certaines saveurs l’odeur alléchante.

Le sucré. Tout commence par une madeleine accompagnée de glace. Fondante et savoureuse, elle se laisse croquer, pendant que la glace œuvre en nous rafraîchissant le palais pour créer une place gourmande pour le dessert. Nous nous arrêtons sur la déclinaison autour de la fraise. Un plaisir surprenant. Travaillée de plusieurs façons, elle se décompose en 2 assiettes. Chacune met le fruit en valeur et en sublime les saveurs. Seul défaut de ce dessert, nous l’apprécions tellement qu’on aurait aimé en avoir plus. C’est notre coup de cœur du repas. Nous en avons encore l’eau à la bouche.

Pour nous, cette expérience est concluante et si nous avons l’occasion de repasser à Lyon, c’est avec un grand plaisir que nous viendrons de nouveau à La Mère Brazier, un endroit plein de charme.

texte et photosAlain Bourdaux –
La brigade des Gourmets

 

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